L’éditorial

Elections librnew1.jpges et honnêtes

Considérant le pays dans lequel nous vivons et la mentalité magouillantes de certains, les élections qui se sont déroulées le dimanche 21 juin 2009 peuvent être qualifié de réussite. Mais seulement au point de vue éthique. Oui, il a eu des dérapages, comme il y en a même au Japon ou au Royaume Uni, deux démocraties aguerries. La participation a été faible, certes. Plaçons le blâme sûrement sur les partis politiques qui n’ont jamais pu asseoir leurs autorités sur le terrain. Depuis 1986, ouverture de l’ère démocratique aucun mouvement ou parti politique n’a pu s’établir sur le marché de la politique haïtienne.


Pourquoi ?

Les raisons sont multiples mais essayons de citer les plus importantes. Des leaders ineffectifs et sans charisme. Absence d’organisation et de structure interne. Zéro adhérent actif et crédible mais plus important le déni par les patrons de parti d’opportunités à d’autres d’avancer et d’évoluer par peur de voir usurper son pouvoir et son gagne pain par plus qualifié.


Les partis politiques haïtiens sont des boutiques. Voyez Lavalas ou OPL ou le MIDH. Leur gestion présage de la façon que leur gérant responsable, s’il arrivait, a la tète de l’Etat gérerait le pays. En ti couloute.

C’est l’une des contradictions criantes des autoproclamés leaders politiques. S’ils ne peuvent pas gérer quelques centaines de membres et structurer une organisation viable pour leur permettre de s’épanouir professionnellement, socialement et économiquement comment pourront-ils gérer dix millions ? Le grand secret de polichinelle est que ces prétendus leaders ne font qu’attendre d’avoir les ressources de l’Etat entre les mains pour se refaire et parfois se faire. Aucun président haïtien depuis François Duvalier n’a rien accompli dans sa vie antérieure sauf le professeur Manigat. Jean Claude ? Un bambin de dix sept ans. Namphy ? Un général d’opérette. Cedras ? Ditto. Avril ? Du pareil au même. Aristide ? Petit prêtre à a la recherche d’un débouché. Préval ? Boulanger. Nous n’avons même pas besoin de citer les intérimaires.

Et le pauvre peuple, ignorant, manipulable et simple se laisse avoir à tous les coups par les démagogues lui offrant monts et merveilles ; la seule exception à ce scenario étant Préval qui n’a jamais rien promis, mais rien du tout. Et qui est le seul succès car il n’a jamais délivré, mais rien du tout. Promesse se dette, semble être la devise du barbu et n’ayant jamais rien géré, il ne sait pas que la dette est le moteur de toute entreprise, qu’elle soit dans le secteur privé ou public. Le crédit régie la marche et la croissance de l’entité. Enfin…

Un jour, nous aurons deux partis politiques sérieux dans ce pays. Un jour.



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